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Porcelanosa
mise sur les produits
complémentaires au carrelage.
Affirmant son leadership dans le
domaine de la céramique, le groupe espagnol Porcelanosa
a bâti un véritable empire. En moins de trente
ans, il a tissé un réseau tentaculaire de
points de vente à l'international. En France, 36
magasins
lui concèdent l'exclusivité de ses produits.
Démonstration à Montpellier.
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Dès l'ouverture de son magasin à Montpellier,
la Socamed, société dirigée par Tomas
Mecho, a fait le pari de suivre les évolutions du Groupe
Porcelanosa.
D'un positionnement sur le secteur des carrelages haut de
gamme, le magasin
a peu à peu intégré de nouveaux produits
en phase avec l'univers de la salle de bains. Des baignoires
d'hydromassage aux accessoires sanitaires en passant par le
mobilier de bain, l'offre élargie a pour ambition de
couvrir toutes les exigences de la clientèle.

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«Nous ne sommes pas des franchisés
précise Tomas Mecho, directeur de l'un des tous premiers
magasins Porcelanosa en France. Dès l'ouverture, notre
magasin s'est appuyé sur la marque Porcelanosa car
notre activité était centrée sur le carrelage.
Cela représentait 90 % de notre activité. Et
d'emblée, le produit a reçu une très
grande acceptation de la part de notre clientèle».
Originaire d'Espagne, Tomas Mecho a longtemps
travaillé au siège de Porcelanosa, notamment
pour le marché francophone. Aussi, lorsqu'en 1991 la
société Socamed lui propose d'ouvrir un magasin
sur Montpellier, il se lance dans l'aventure. «Le groupe
Porcelanosa visait à renforcer sa politique d'expansion
en accordant l'exclusivité à certains magasins.
En France, l'expérience de Nantes semblait déjà
positive. En étant située à un carrefour
géographique, Montpellier bénéficiait
d'importants atouts : excellentes facilités de distribution
et région particulièrement favorable à
la consommation de carrelages».
Montpellier, Toulouse, Avignon... en l'espace
de dix ans, le réseau s'est largement étendu.
Et bien au-delà de nos frontières : Japon, Brésil,
Indonésie, Kazakhstan... Les magasins Porcelanosa ont
réalisé, sur l'exercice 2000, la bagatelle de
288,32 millions d'euros de chiffre daffaires.
La
saga Porcelanosa.
C'est au début des années 70
que Porcelanosa démarre son activité de production
sur le secteur de la céramique. Sa stratégie
est simple : se positionner sur un marché haut de gamme,
qualitatif et esthétique. Doté d'un département
Recherche et Développement très performant,
Porcelanosa ne tarde pas à lancer de nouveaux produits
à forte valeur ajoutée : carrelages de sol et
de mur, carreaux de grès, grès porcelainé...
Dès le milieu des années 80, le groupe
décide d'appuyer sa croissance en créant de
nouvelles usines. Ce sera Venis, spécialiste de la
céramique, Gamadecor, fabrication de mobilier de bain
et d'accessoires, System-Pool, production de baignoires d'hydromassage
et de cabines douches sauna, et plus récemment Antic
Colonial, céramique de tradition et d'artisanat. «Aujourd'hui,
Porcelanosa nous apporte de plus en plus d'éléments
pour développer nos expositions souligne Tomas Mecho.
Nous pouvons ainsi proposer à notre clientèle
un véritable concept de décoration».
Mises à part les capacités
technologique et esthétique de ses produits, le groupe
Porcelanosa s'est également engagé, dès
le départ, dans une politique commerciale novatrice.
Car ce sont les magasins qui, parallèlement à
la vente auprès des particuliers, gèrent le
stockage et la distribution des matériaux aux grossistes.
A Montpellier, un hangar de 3000 m2 accueille la marchandise.
«Dans les usines espagnoles, il n'y a pas de commerciaux
pour s'occuper des livraisons. C'est nous qui distribuons
directement aux grossistes qui, ensuite, vendent au détail».
Une organisation qui porte ses fruits puisque par ce canal,
Tomas Mecho réalise 20 % de son chiffre d'affaires.

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Une
gamme compléte de produits.
En phase avec la diversification du groupe
Porcelanosa, le magasin montpelliérain a su incorporer
des éléments décoratifs, avec toujours
cette même volonté qualitative : «Généralement,
le terme de qualité est associé à un
prix très élevé et cette notion me
gênait, avoue Tomas Mecho. Mais, je me suis aperçu
que mes clients, après avoir tourné ailleurs,
revenaient souvent chez nous. Cela signifiait que nous étions
en adéquation avec le marché».
Sur une surface dexposition de 1000
m2, une trentaine de boxes présente les dernières
tendances en matière de salles de bains mais également
en carrelages de piscine, aménagements intérieurs
ou terrasses. «Nous avons une forte demande sur des
salles de bains complètes et certains de nos clients
viennent acheter des éléments sanitaires,
pas forcément du carrelage. En cela, nous avons suivi
l'évolution du marché car, peu à peu,
la salle de bains est devenue une pièce à
part entière dans la maison. Il y a encore cinq ans,
nous étions très pointus en matière
de carrelage et de colle. Le reste tenait plutôt du
complément. Désormais, tout est important».
Et les chiffres l'attestent, puisque malgré un très
vaste choix ( 3 à 4.000 références),
les ventes de carrelage ne représentent plus aujourd'hui
que 65 % du chiffre d'affaires annuel, soit environ 2,5
millions deuros.
A
chacun son métier.
Avec des résultats en hausse constante
et une forte crédibilité, pourquoi ne pas
vendre, par exemple, des salles de bains clés en
main ? «Pas question répond Tomas Mecho. J'admire
ceux qui fabriquent, vendent et installent en même
temps, mais ce sont des métiers différents
du nôtre. Nous sommes des fournisseurs qui proposons
des produits pouvant se marier entre eux. C'est ensuite
au carreleur, au maçon ou au plombier de donner des
conseils techniques ou des impératifs de pose. Par
contre, notre rôle est d'accompagner le client dans
sa gestion pour qu'il aboutisse au mieux à son projet.
Nous ne sommes pas là pour vendre une pose ou sous-traiter
de la main d'uvre. A chacun son métier».
Depuis maintenant dix ans, le directeur travaille en relation
étroite avec des entreprises régionales. Et
son carnet d'adresses est plutôt bien rempli ( 80
carreleurs, 25 plombiers et 5 entreprises multiactivités).
«Nous connaissons le travail de ces artisans et nous
pouvons ainsi les recommander auprès de notre clientèle.
Tous sont informés sur les nouveautés de nos
produits et, réciproquement, ils nous tiennent au
courant des besoins et de la demande actuelle. D'ailleurs,
le plus souvent, ce sont eux qui nous envoient des clients».
Au sein même du magasin, un coordinateur
technique conseille et informe, notamment les professionnels,
sur les aléas techniques de produits tels que le
spa ou la balnéothérapie. En stage tous les
deux mois dans les usines espagnoles du groupe, il est suffisamment
compétent pour répondre sous 24 heures à
un problème de service après-vente ou de garantie.
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Une
communication réduite.
Avec 14 salariés, le magasin montpelliérain
réalise un chiffre d'affaires de 4,27 Mios deuros
(28 MF), en hausse constante (+7 % cette année).
Pourtant, Tomas Mecho affirme ne pas avoir un budget publicitaire
conséquent. Il y consacre tout au plus environ 21.000
euros par an. «Nous faisons très peu d'actions
ponctuelles car nous avons un produit qui nous aide. Bien
sûr, les premières années, nous avons
consacré un budget à la communication pour
nous faire connaître. Mais, maintenant, c'est le bouche
à oreille qui parle. De temps en temps, nous prenons
quelques parutions dans la presse régionale et sur
des magazines nationaux tels que Marie-Claire Maison ou
Art & Décoration. Mais, dans tous les cas, nous
n'avons aucune politique commerciale du style soldes ou
promotions (...). Ce n'est pas notre créneau».
Seule une équipe commerciale est chargée de
visiter les professionnels, ainsi que les architectes et
décorateurs de façon à leur présenter
nos dernières nouveautés. Une communication
très ciblée mais,
ici, on préfère miser sur l'aménagement
de la salle d'exposition. Chaque année, 30 à
38.000 euros sont investis dans la rénovation ou
la décoration des boxes qui changent en moyenne tous
les trois mois. «Nous modifions sans cesse l'aménagement
intérieur, afin que la clientèle puisse apprécier
les dernières tendances et l'évolution du
marché. Nous créons de nouvelles ambiances
en permanence afin qu'une salle de bains achetée
soit personnalisée et ne ressemble pas à celle
du voisin».
Design, qualité, fonctionnalité...
l'univers de la salle de bains se doit de répondre
aux nouvelles exigences des consommateurs et le créneau
semble plutôt porteur. D'autant que la loi sur la
TVA à 5,5 % favorise actuellement le marché
de
la rénovation.
A Montpellier, le magasin Porcelanosa compte
bien aujourd'hui développer ce concept de salle de
bains complète, révélateur d'un style
de vie et, pourquoi pas, se lancer dans la conception de
cuisines. «Ce n'est pas impossible, bien que ce soit
un métier totalement différent, envisage Tomas
Mecho. Nous sommes arrivés à une part de marché
importante sur le grand Montpellier et notre clientèle
nous incite à nous positionner sur un nouveau secteur.
J'ai d'ailleurs fait une demande de projet pour connaître
l'acceptation que nous pourrions avoir sur ce marché.
De plus, notre usine en Espagne fabrique déjà
des cuisines. Alors, oui, pourquoi pas...»

Le magasin
Porcelenosa de Montpellier réalise encore 65 % de
son chiffre daffaires en carrelage mais axe son développement
sur les autres produits composant la salle de bains.
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Tendances.
«Depuis quatre ou cinq ans, la salle
de bains est devenue une pièce à part entière,
un espace de bien-être aussi spacieux et considéré
qu'une chambre. En matière de carrelages, le marbré
continue dêtre une valeur sûre mais les
produits d'aspect naturel se vendent de plus en plus. La clientèle
recherche dans son habitat des mélanges de matière
tels que l'acier, le bois et le carrelage. Plus que le mélange
de couleurs, la tendance est à l'incrustation de différents
matériaux. La pierre, la terre cuite et les matériaux
bruts et nature ont la cote auprès du public car ils
créent des volumes dans les salles de bains».Tomas
Mecho.
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Porcelanosa
Montpellier
en chiffres.
Société
Nb de salariés
Surface d'exposition
CA Total
Références en carrelage
CA Carrelages
Budget Communication
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Porcelanosa
Montpellier
en chiffres.
SARL Socamed
14
1.000m2
4,27 Mios EUR
3 à 4.000
2,5 Mios EUR
21.000 EUR
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Article
paru dans DECOR BAINS - HIVER
2002
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